Réflexions

La beauté des rêves

Je pourrais passer des heures à rester là, à attendre, sous cette épaisse couverture à carreaux, ce genre de couverture que l’on ne trouve que dans les maisons de grand-mère. Ces couvertures d’antan imprégnées par le parfum du temps qui passe et qui se perd dans les méandres du présent. Je pourrais rester, là, m’endormir à nouveau et continuer à rêver.

Après tout, à quoi sert de se réveiller. Il n’y a rien de plus beau que le rêve. Cet état d’apaisement, cette imagination sans borne, où l’impossible n’est pas une contradiction, et où nos faits et gestes sont libres comme le vent. Un monde où l’invalide devient valide, où l’irréel embrasse le réel, un univers dicté par nos lois inconscientes et dont nous sommes les maîtres presque malgré nous.

Un endroit où se mélangent nos envies les plus inavouables et nos tracas quotidiens, le tout entremêlé d’une certaine magie sublimatrice. On se crée des histoires, on s’invente des passions, des intérêts, des gens à qui l’on s’attache, puis qu’on efface, que l’on permute. Et puis si l’histoire ne nous plaît pas on peut la modifier, indéfiniment, tout est si simple, si naturel. La vie est belle lorsque nos paupières sont closes.

Le monde réel, lui, n’est pas très beau. Mais nous pouvons faire en sorte qu’il paraisse moins laid, il faut oser l’affronter et sortir de notre lit. On entend souvent qu’il faut avoir des objectifs précis pour donner un sens à ce que l’on est, à ce que l’on vit, comme si l’on devait justifier notre existence par l’accomplissement de tâches diverses. Je ne pense pas. Chacun, dans une moindre mesure est libre de faire ce qu’il veut. Nous ne sommes pas obligés de nous imposer des contraintes.

La vraie liberté c’est de pouvoir jouir de l’instant présent. Les choses peuvent devenir belles si nous le décidons. Ce qui est important c’est de se donner les moyens d’atteindre le but que l’on se fixe. Celui qui échoue, c’est celui qui ne fait rien, qui n’essaie pas, qui se noie, qui se complaît dans sa médiocrité et s’empêche de réussir.

Parfois la peur de l’échec nous guette, cette peur que tout s’arrête, que tout s’évapore, du jour au lendemain. Que tout s’effondre autour de nous tel un château de cartes balayé par une brise sauvage. La peur de l’avenir, peur d’être perdu dans un océan sans fin, la peau vieillie et les mains tremblantes.

Pour ne pas sombrer dans la folie on s’attache à ces petites choses qui nous rendent heureux. Ces choses anodines qui embellissent notre quotidien. Cela passe notamment par le sourire d’un enfant, des céréales au petit déjeuner, des gens qui tiennent à nous, mais que l’on ne voit pas forcément. La beauté de la nature, du vivant, des balades en terres inconnues, un regard dans les transports en communs. Une lecture qui nous plaît, une vidéo qui nous émeut, la contemplation du monde qui nous entoure, l’amour, les arbres, les bâtiments, les trottoirs, la vie, pouvoir rire, manger, boire, respirer, créer.

Il faut se dire que quoi qu’il arrive, tout n’est pas perdu et que si un obstacle se met sur notre chemin, il existera toujours d’autres voies possibles.

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