Réflexions

Le poids de l’absence

On subit l’absence, on sublime l’ennui. Rien n’efface le passé. Rien n’effacera de nos têtes les moments vécus avec les gens qui nous ont quitté en chemin. Nos absents vivent en nous comme si de rien n’était. Ils ne partent jamais vraiment, ils s’ancrent dans nos pensées pour l’éternité. Comme si on n’avait pas le droit de les oublier. Comme si on leur était redevable de quelque chose.

On passe en boucle ces instants de vie partagés. On se crée des murs invisibles en feignant de ne pas voir la réalité en face. Nos absents nous suivent. Tout le temps. Dans chaque instant de vie. Parfois on aimerait ne plus pouvoir penser à eux. Parfois on est heureux qu’ils aient existé et ils nous manquent. Parfois on a l’impression qu’avec leur absence ils ont emporté une partie de notre vie, une partie de notre bonheur, une partie de nous. On réalise souvent tard qu’ils comptaient pour nous. On réalise trop tard que l’on avait besoin d’eux. Parfois on se sent responsable de leur absence. On se répète, “et si?”, “et si?”…

Alors on se renferme. On perd confiance en soi. On se dit que plus rien n’est important désormais et on se fait la promesse de ne plus s’attacher. Pour ne plus souffrir. On se dit que l’on va être fort désormais, que l’on va se battre, pour eux, pour honorer la confiance qu’ils ont eu envers nous. Que l’on va surpasser tout ça. Puis le temps passe et on se rend compte que l’on n’est pas si fort que ça. Qu’on manque d’arme. Et l’histoire se répète. On pleure. On déprime. On se renferme à nouveau. On se sent seul. La solitude crée le manque. On s’isole. On a plus goût en rien. On fait des bêtises. On rejette le monde. On regrette. On réfléchit. A tout. On fait le point sur nos vies.

Et un beau jour on se dit que c’est bête de gâcher sa vie en ressassant le passé. Le passé est tel qu’il est. Rien ne le changera. Ce qu’il faut c’est vivre le présent, vivre le futur. Laisser la vie faire et peut-être qu’un jour ça ira mieux. Même si parfois on rechutera, c’est pas grave, c’est normal, c’est comme ça et on ne peut rien y faire.

Et un jour sans crier gare le bonheur frappe à nouveau à notre porte, sans qu’on s’y attende vraiment. Et ce jour on respire à nouveau. Comme si un poids s’était envolé, comme si on était libéré des chaines du passé. Et ce jour on a de nouveau goût en la vie. On a la tête pleine de projets.

Tout ne sera pas toujours parfait et il nous arrivera de penser parfois à nos absents, mais cela nous fera moins souffrir qu’auparavant. Comme si en fin de compte, même si le passé reste présent dans un coin de notre esprit, le plus important c’est de profiter de l’instant. C’est de pouvoir aimer, s’épanouir, voyager, se projeter, jouir de la vie, jouir de la beauté du monde et de la beauté des gens. Il faut se dire que rien n’est grave, qu’on sera toujours en mesure de surmonter nos névroses. Quoiqu’il arrive. Et enfin accomplir nos rêves. 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.