Poèmes

Ivresse éphémère

à l’aube du matin où les rêves se rhabillent,
à l’heure où les derniers souvenirs s’éparpillent,
les yeux encore rêveurs, l’âme toujours en exil,
j’erre au cœur du néant à la recherche d’une rive,

je peine à émerger de cette nuit sans fin,
où l’extraordinaire côtoyait le divin,
quand ton regard timide se perdait dans le mien, 
et que je m’égarais dans le creux de tes reins,

je garderai enfouis ces instants de diamant,
lorsque les étincelles de nos corps s’enlaçant,
illuminaient les cieux d’un souffle foudroyant,
venant défier la nuit, nos peines et nos tourments,

jamais je n’eus connu d’autres ivresses pareilles, 
que nos cœurs réunis formant des aquarelles, 
estampes imprégnées de rêveries pastelles, 
nous laissant espérer des bonheurs éternels,

l’idyllique traversée de ces frêles douceurs, 
transporte mon esprit vers de nouvelles lueurs, 
éclipsant un instant mes doutes et mes peurs,
laissant croître chaque jour mon esprit voyageur,

alors quand vient le soir, j’imagine ton corps,
blotti contre le mien, qui me murmure « encore »,
et je sens sous mon cou, ce léger souffle d’or,
qui s’échappe en silence, s’accélère, puis s’endort.

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